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Vos plus belles émotions de mamans allaitantes

Bébé au Naturel

A l'occasion de la Semaine Mondiale de l'Allaitement Maternel, du 13 au 19 octobre 2008, Bébé au naturel à recueilli plus de 250 témoignages de mamans invitées à s'exprimer sur leurs plus belles émotions et souvenirs d'allaitement.

Voici les 10 témoignages sélectionnés par notre jury. Vous pouvez retrouver l'intégralité des messages recueillis en cliquant sur le lien en bas de cette page.

Les 10 gagnant(e)s recevront prochainement leur bon d'achat par email



 
1er prix (Bon d'achat de 50 €) : "entre mère et mer..." par Anne

Tu sais, mon ange, il nous en est arrivé de bien jolies aventures au cours de notre histoire d'allaitement. ..Mais ta plus touchante tétée fut sans nulle doute celle que la mer nous offrit cet été....
juillet 2008 - île de ré -
Mon tout petit niché dans l'echarpe, je déchausse mes chaussures, remonte mon bas de pantalon. La plage est vide, le soleil  tiède : la mer m'invite à une marche paisible. Tu te réveilles , cherche à boire...
Blotti contre son coeur, à l'abris d'une echarpe,  un petit d'homme boit le lait de sa mère qui marche dans la mer...

C'est une histoire de lait et d'eau, l'histoire de la terre nourricière. Toi et moi nous appartenons à cette ronde et je suis passeur de Vie !
 
2ème prix (Bon d'achat de 25 €) : "6...7...8 dents" par Mathilde

"tt-tt, dodo, tt-tt, dodo", c'est avec ces chuchotements incantatoires qu'Eloïse appelle les bons esprits du sommeil.  Une fois ces paroles prononcées, nous savons qu'une seule minute nous est concédée pour accomplir la petite routine du soir.  Papa prend dame Eloïse sous le bras et commence sa toilette.  Moi, je prépare le coussin d'allaitement, dégrafe mon soutien-gorge et m'installe dans le fauteuil blanc qu'Eloïse a rebaptisé "tt-tt", tout comme mon sein et l'heureux événement qu'il présage.  Dans la salle de bains, Eloïse hurle des "mamaaa" à en étourdir les voisins.  C'est que papa, un peu fatigué aujourd'hui, a dépassé la minute autorisée pour changer la couche, mettre le pyjama, nettoyer le visage, moucher le nez, brosser les dents, laver les mains et donner les vitamines.
Papa m'amène Eloïse, furieuse.  Je compte en moi-même et frémis: "6…7…8… 8 dents…"  8 dents et tant de colère.  8 dents, peut-être même plus.  Je ne tiens plus le compte car l'entrée de cette périlleuse cavité m'est désormais interdite.  A la dernière tentative, on m'a tranché le doigt en deux, sans autre forme de procès.
Eloïse se débat dans les bras de papa.  Je soulève mon t-shirt.  Les cris s'arrêtent tout net.  Eloïse embrasse mon sein d'un regard innocent et concupiscent à la fois.  Elle fait entendre un petit ricanement de lutin, impatient et plein d'expectative.  Je lui offre le sein gauche et me surprend, comme chaque soir, à chercher ces huit dents si féroces.  Par un mystère que je ne m'expliquerai jamais, elles se sont faites molles, retranchées dans leurs gencives comme une tortue dans sa carapace.  Par quel enchantement ce petit bout de femme enragé s'abandonne-t-il à moi, qui n'ai à offrir pour toute consolation qu'un corps de maman et un maigre florilège de berceuses?  Sur mon mamelon droit passe et repasse une petite paume chaude, une caresse, une petite action de grâce.  J'ai oublié de couper les ongles cette semaine, ce qui eût pu m'être fatal.  Comme consciente de la fugacité du moment, Eloïse me demande avec le creux de sa main de le faire durer encore, oui encore un peu, encore un tout petit peu.  Sait-elle que ce pays que nous traversons à deux, où parfois nous nous endormons l'une contre l'autre, ce pays où les corps ne font qu'un, où les pensées se réduisent à peu de chose, à la simple essence commune du bonheur, ce pays où l'on aime avec les cinq sens, insensément et sens dessus-dessous, ce pays où elle a voyagé seize mois durant, elle le quittera bientôt, pour n'y retourner que, rôles inversés, dans un bon quart de siècle?
La succion cesse bientôt et le sein glisse d'entre les lèvres relâchées.  Dix minutes s'écoulent sans un mouvement.  Si j'ose un geste prématuré, le mamelon sera happé dans un sursaut de conscience.  J'ai accompagné Eloïse au port du sommeil.  Je la laisse, rassérénée, à son voyage, m'en vais au mien de mon côté, mon voyage avec papa, insensé et sens dessus-dessous.
  
   
3ème prix (Bon d'achat de 25 €) : "Mes amours" par Griet

Un jour, ma petite princesse, tu m'as rejettée!! Haut de tes 6 mois tu avais décidée que c'était fini cette belle aventure lactée. Je n'ai pas compris, j'étais boulversée.... Pourquoi?

Peu de temps après, nous avons compris ton geste... un petit prince était venu se nicher! Toi tu avais compris!

Mon Petit Prince, ça fait 8mois1/2 que je te nourrie et quelle bonheur....

Et quand je nourrie notre Petit Prince, ma fille de 22 mois maintenant me lance un regard compréhensif en tenant son doudou à hauteur de sa poitrine: "Doudou miammiam".... il me reste plus qu'à lui lancer un regard attendri.....
  
  
4ème prix (Bon d'achat de 10 €) : "première fois" par Anne-Laure

quelle arrivée fracassante Amandine!! Attendue pour le 8 février voilà que mon état oblige les médecins à te sortir de mon ventre, petit nid douillet où tu t'épanouissais sereinement...un dimanche 4 novembre 2007 à 21h27.... 3 mois d'avance, petit bout de 770 g.... alors chaque instant a pris une importance vitale et ma première joie fut de t'embrasser avant que tu ne partes en couveuse, puis une sage-femme m'apprenait qu'une maman avait du lait à partir de 4 mois et demi de grossesse  !!! Le tire-lait permit de tisser notre premier lien : je pensais à toi, t'imaginais lovée au chaud et je mettais dans mon lait le lever du soleil, le moelleux du chocolat, les chants des mésanges qui venaient à la fenêtre de la maternité... Passée de la réa aux prémas, les premières mises au sein furent possibles mais ta bouche trop petite et tes forces trop faibles ne te permettaient pas de te nourrir, pas encore! Je me battais pour que les infirmières te nourrissent à la tasse , pour éviter ce biberon qui me faisait craindre pour la suite... mais te nourrir par tes propres moyens devint la dernière condition pour que tu sortes de l'hôpital alors je me suis résignée tout en veillant à te présenter le sein avant chaque biberon.... et soudain, joli petit miracle, je te propose le sein et tu le gardes en bouche, tu l'aspires : nous étions "connectées" pour la vie ... cela se passa la veille de ta sortie de l'hôpital : un petit message de ta part pour me dire "tu vois maman, j'y arrive, ne t'inquiète pas!"
Amandine a aujourd'hui presque 1 an : elle tète toujours!
merci la vie!  merci la nature! merci Amandine!
   
5ème prix (Bon d'achat de 10 €) : "double tétée" par Marie

4 petites mains qui caressent
2 petites bouches qui tètent
4 petits yeux curieux
2 petits corps tout chauds

pour 2 bras qui entourent
2 yeux plein d'amour
et 2 seins plein de lait... le vôtre!

Bientôt 2 ans de tétées avec vous mes deux amours...
  
 
6ème prix (Bon d'achat de 5 €) : "Bienvenu à toi bébé" par Fabrice

Posé sur le sein de sa mère, ma petite tête calmement.
Bienvenue à toi bébé. Je prends ta main puis celle de ta maman.
Tu viens de naître.
Aujourd'hui nous sommes une famille.

Et tendrement j'observe ma femme et notre petit..
Je pleure. Allaitement, geste si universel.
Ma femme perpétue ce geste séculaire. Millénaire, aussi vieux que la terre elle même.
Elle te donne le sein et je suis FIER d'elle.
Et ensemble, ma main serrant fortement ma compagne, tes lèvres mi-close sur le sein de ta
maman, nous t'enveloppons d'amour pour ta venue au monde.
Bienvenue à toi bébé.
   
7ème prix (Bon d'achat de 5 €) : "Une drôle d'aventure finalement..." par Christelle

Voila… je suis enceinte… un petit garçon va venir…
Et là il faut que je me pose les bonnes questions, que manger, que faire ou ne pas faire et surtout j’allaite ou pas…
Je crois avoir tout entendu, « je n’ai pas eu de lait », « ça fait mal », « trop fatiguant », « cela déforme les seins », et moi j’en pense quoi ? En fait rien… Je ne savais même pas dire si j’en avais envie ou pas !
Je demande à Raphaël (le futur papa), et là il me dit sur un ton assuré, « bah, bien sûr que tu vas allaiter c’est logique…non ? » Logique ? Pour qui ?
A partir de ce moment là, j’ai commencé à avoir une grosse pression… Suis-je obligée d’allaiter ? Serais-je à la hauteur ? Et vais-je vraiment avoir du lait ?
Bref les mots étaient dit je devais allaiter… Mais après avoir passé plusieurs semaines à tourner le problème dans tous les sens, j’étais parti pour tenter l’expérience et puis on verrait bien, si j’y arrive tant mieux, sinon, eh bien, tant pis !
J’ai dit à Raphaël qu’il n’avait pas le droit de décider à ma place, et lorsque les gens autour de moi me posaient la question je répondais «  je vais essayer et on verra bien ! ».
Cela m’a grandement simplifié la vie en fait, comme on entend toujours tout et n’importe quoi ! De plus le sage femme que j’allais voir me disait que toutes les femmes avaient du lait, et lorsque l’on est bien conseillé cela fonctionne ! Alors bon ! Comme je pansais être bien conseillée !
Le jour de l’accouchement, c’était un peu le tourbillon de nombreuses choses, la douleur, mon amour qui me soutenait, ce bébé que je connaissais si peu, les hommes qui m’entouraient à ce moment (j’étais la seule femme en fait ! même notre bébé était un petit homme) je me concentrais pour essayer de faire les choses comme on me les conseillait sur le moment, du coup, je ne pensais plus du tout à l’allaitement… Il est venu ce petit être, doucement, sans vraiment me faire mal, sans vraiment pleurer, tout beau en fait (bon je sais que je suis peu objective mais bon c’était vrai !).
Et dans la foulée de la sortie du bébé, du peau à peau, du regard qu’il m’a lancé, de la coupe du cordon par son papa, des photos que le sage femme a pris, celui-ci m’a rapidement proposé de le mettre au sein… et comme tout s’est passé si vite je ne me suis même pas posé une seule question…et là c’était facile finalement… notre petit Tyméo cherchait mon sein et moi j’essayais de le placer comme la poupée que l’on avait utilisé pour me montrer…
Et il a tété… doucement…il a bu… et c’était simple… joli…et un peu bizarre quand même !
En fait je ne crois pas qu’allaiter soit magique… Ou un truc du genre, il faut être honnête, au début c’est quand même difficile, douloureux (merci les bouts de seins en silicone !), on a l’impression d’être un biberon sur patte et on se demande si l’on fait ce qu’il faut et comme il faut, et puis les premiers jours il tête sans arrêts enfin si, il s’arrête deux heures et puis recommence. Mais cela ne dure pas au bout de quelques jour et lorsque l’on nous a bien expliqué comment faire, pour gérer les montées de lait, la demande de téter de notre petit bout, enfin tout le béaba, c’est assez simple et assez ludique !
Bon il vaut mieux être équipé dès le départ, en vêtement d’allaitement pour ne pas mettre trop mal à l’aise les gens… Et oui encore aujourd’hui certaines personnes sont mal à l’aise face à cela… et d’ailleurs bien souvent que des personnes qui n’ont pas allaités…
Dans les moments difficiles je me souvenais d’un conseil que l’on m’avait donné « surtout ne lâche pas prise résiste car moi j’ai abandonné trop tôt », je me disais si j’allaite je vais jusqu’au bout et je n’abandonne pas… Et puis aujourd’hui Tyméo a 4 mois et demi, et il est toujours au sein… Et j’aime bien…
Lorsque je dégrafe mon soutient gorge pour lui donner le sein il tend les deux bras vers moi… Et lorsqu’il a fini de boire il me regarde et me souris… par contre, ça c’est un moment terriblement craquant… Et pourtant, malgré tout ce que l’on entend sur l’allaitement nous n’avons pas de relation fusionnelle avec mon bébé, son papa partage tout avec moi il peut me remplacer sur tout et même si je ne suis pas là, il lui donne le biberon ! Tyméo va dans les bras des autres sans demander que sa maman soit là ! Comme quoi on peut allaiter et vivre sa vie de femme quand même !
Je ne regrette pas d’avoir persisté et de vivre cette expérience, je ne me sens pas indispensable pour nourrir mon enfant, mais je ressens le sentiment que c’est moi qui doit faire ça et donc je le fais, c’est tout ! Mais il faut quand même dire, et c’est important, même si c’est une affaire de femme, c’est aussi parce que les hommes nous aident et nous soutiennent que l’on y arrive sinon ce serait bien plus compliqué…
Alors finalement vais-je vous raconter tous les petits moments que je passe à allaiter pour vous faire partager ce bonheur, oh non c’est tellement naturel en plus, qu’il vaut mieux le vivre !
A mes deux amours…
Une maman qui allaite avec plaisir…
  
 
8ème prix (Bon d'achat de 5 €) : "Dans ma bulle il y a..." par Jeanne

Dans ma bulle il y a,
Une tototte...un ptit gars...
Il y a moi,comblée,maman pour la 2ème fois,
Il y a toi,curieux de tout,du haut de tes 4 mois.

Dans notre bulle,il y a aussi parfois,
Attendri,bienveillant,le regard de ton Papa,
Regardant,un peu dépassé,sa femme sans cesse transformée,
Mais pour toi,et toi seul,accepte de la prêter!

Et puis,dans notre bulle il y a,
Ta soeur,si belle,si grande,si mamoiselle déjà...
Mais qui se souvient,et gentiment te le rappelle,
Qu'avant toi,petiot,ce sein était à elle!

Dans ma bulle il y a,
Les craintes,les doutes de maman de pas faire si bien que ça?
Le souvenir du gros ventre,si loin dejà,
Le temps qui file,la nostalgie de ne plus être tout pour toi...

Mais dans notre bulle il y a,
Mon fils qui pousse,s'éveille et se bat,
Me prouve chaque instant que tout n'est pas foutu sur cette Terre là,
Que son lait est bon, que la vie est belle, et que l'Amour vaincra!
     
9ème prix (Bon d'achat de 5 €) : "Boire l'Amour" par Maud

Merlin (22 mois et toujours allaité) ne parle pas encore bien. Il ne dit pas eau mais boire, ne dit pas lait mais boire,...

Quand je l'allaite le soir et que son papa lui demande: "Qu'est-ce que tu bois Merlin?"
Il s'arrête, lève la tête et lui répond "Maman!", avec un grand sourire. Et nous on éclate de rire.

Pour nous (papa, maman, et Merlin), l'allaitement ce n'est seulement nourrir son enfant, mais boire de l'amour.
  
 
10ème prix (Bon d'achat de 5 €) : "tétées d'hier, tétées d'aujourd'hui et tétées de demain" par Evelyne

Tétées d'hier:
Il y a eu ce premier regard. Plein de larmes dans mes yeux. Tellement heureuse de te rencontrer enfin. Toi, après avoir crié, tu rampes jusqu'à mon sein qui est fin prêt.Tu le prends comme si tu avais toujours su faire.
Tu as les yeux rivés sur moi, grands ouverts et plein d'interrogations, prêts à croquer la vie à pleines dents -que tu n'as pas encore d'ailleurs.
Puis viennent les jours suivants et avec eux les doutes, les pleurs. Tu as chaud, tu me sens inquiète et tu le fais sentir en pleurant. Je suis fatiguée non pas de nos corps à corps qui rechargent mes batteries mais de cette équipe soignante qui me harcèle en me demandant si j'ai ma montée de lait. Il y a  ce médecin qui me refuse ma sortie précoce car il ne me fait pas confiance. Puis il y a mes pleurs confondus aux tiens, ma tristesse de devoir attendre pour retrouver ton grand frère et ta grande soeur qui ne sont d'ailleurs pas si grand que cela et qui ont  besoin de leur maman.
Enfin de retour à la maison. Le lait coule à flot, quatre jours après ta naissance comme pour ton frère et ta soeur. Ce foutu medecin m'a angoissé.
Plus de questions à avoir. Nous vivons au jour le jour. L'une contre l'autre, jour et nuit.
Un vrai bonheur, que personne ne connaitra et que personne ne nous enlevera.

Tétée d'aujourd'hui
Tu as grandi. Tu souris.
Tu tétes toujours quand tu en as envie. Des fois pour manger, des fois pour jouer, avec les doigts dans la bouche ou bien en souriant ou en rigolant.
La journée tu as besoin de participer à la vie de ton grand frère et de ta grande soeur, donc tu es moins contre moi.
Par contre la nuit, même si je fatigues, tu dors sur mon ventre ou lovée entre mes seins et mes jambes. Un vrai bonheur. Tu prends le sein et nous nous rendormons toutes deux l'une contre l'autre.
Je profites intensément de ses moments d'intimité et de tendresse que je n'oublierai jamais.

Tétées de demain
C'est toi qui me dira stop lorsque tu voudras prendre ton envol. Je resterai à ton écoute.
Mais en attendant ce jour là vivons pleinement et que le lait coule encore et encore.


Evelyne, maman d'Elouan 3 ans, Nathanaëlle 2 ans et Lilou 4 mois à qui je dédie mon témoignage



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